Chère Islande, bienvenue au club !

« A une voix près, le Parlement de Reykjavik a donné son feu vert jeudi à une demande d’adhésion à l’Union européenne. 33 députés ont voté pour, 28 contre, 2 se sont abstenus. “Sans doute le vote le plus important dans l’histoire de la république islandaise” s’est félicitée la chef du gouvernement Johanna Sigurdardottir. » (Euronews)

((/public/Images_billets/medium_johanna_sigurdardottir.png|medium_johanna_sigurdardottir.png|R|medium_johanna_sigurdardottir.png, juil. 2009)) L’Union Européenne attire encore, c’est un bon signe. Les Islandais viennent de faire le choix de demander leur adhésion. Après l’euro-scepticisme voilé des Européennes, enfin une vraie bonne nouvelle pour l’Europe. Certes, il aura fallu de la persuasion à Johanna Sigurdardottir pour convaincre ses alliés Verts, certes la victoire du oui a tenu à peu de choses, mais le oui l’a emporté. D’ici deux ou trois ans, l’Islande pourrait rentrer dans l’Union, si les pays membres donnent leur accord. Au delà du destin de la petite démocratie islandaise, la preuve est faite que: * Contre la crise, l’Europe protège. * Le processus de construction européenne se poursuit. Le désenchantement des élections venait sans doute du fait que l’on pensait avoir atteint un stade qui faisait consensus, les euro-sceptiques virulents se faisant presque discrets, mais sans oser aller au delà. Au-delà, c’était la Turquie – lointaine – ou les pays d’ex-Yougoslavie les plus problématiques – proches mais qui font encore peur, bref rien de très consensuel ou réjouissant. Financer un voisin pauvre, ou supposé tel, n’enthousiasme pas les membres qui doivent déjà faire face à la crise à domicile, on peut le comprendre. Pour le reste, plus d’enthousiasme pour la paix et la stabilité depuis soixante ans, elles sont devenues un minimum exigible qui ne fait même plus rêver les Européens blasés. Avec l’Islande, c’est une autre histoire: même si elle vient d’essuyer une grave crise financière, elle conserve l’image d’une démocratie prospère, l’aura du modèle social nordique, à tort ou à raison. Son arrivée pourrait redonner à l’Europe confiance en elle-même et en son modèle, lui permettre de se projeter à nouveau dans l’avenir.

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