Fête de l’Europe 2017: De Galilée à Galileo

Quand nous avons programmé cette journée avec Martine Meheut et Anne de Cherisey, nous étions très inquiètes: nous craignions que la période électorale soit peu propice à une communication sur un sujet qui paraitrait secondaire à nos concitoyens concentrés sur les élections présidentielles et législatives, l’Europe.

Heureuse surprise, l’Europe s’est finalement trouvée au coeur du débat national. L’intérêt pour la construction Européenne, pour l’espace européen de la recherche, pour l’éducation scientifique et pour l’innovation, intérêt que nous portons depuis longtemps avec Citoyennes pour l’Europe, sera sans doute l’une des priorités de l’agenda national pour les années à venir. Cela renforce notre détermination et notre enthousiasme.

Mesdames, Messieurs, chers collègues, chers amis, c’est un plaisir et un honneur d’ouvrir cette deuxième édition de la fête de l’Europe de la science à la mairie du 6e.

J’adresse mes remerciements les plus chaleureux à Citoyennes pour l’Europe qui est à l’initiative de cet événement, et nous fait le plaisir de l’organiser à nouveau après une première édition 2016 particulièrement réussie;

Au Maire du 6e qui nous a soutenus et suivis dans ce projet, et à ses excellents services de communication qui nous ont permis d’être annoncés dans les publications du 6e, dans la presse et dans le programme de la Mairie de Paris;

A tout le personnel de cette mairie, grâce à son enthousiasme et à son professionnalisme nous pouvons organiser cette manifestation pour vous aujourd’hui.

Mes plus chaleureux remerciements également à nos intervenants et intervenantes, que nous sommes très honorés d’accueillir aujourd’hui.

Merci enfin à vous tous, présents pour cette édition 2017 de la fête de l’Europe.

Comme l’année passée, nous voulons montrer tout ce que l’Europe fait pour la science et la recherche scientifique, le faire dans un lieu emblématique de la vie universitaire, le quartier latin.

Après l’astronomie, avec le transit de Mercure devant le soleil, le thème retenu cette année est « de Galilée à Galileo ». Nous gardons la tête dans les étoiles, les étoiles du drapeau européen. Comme l’année passée, cet événement est l’occasion de montrer l’engagement de l’Europe pour la science, pour la recherche, pour l’éducation scientifique. Cet engagement est aussi un investissement pour l’avenir de tous les Européens et pour la prospérité économique de notre continent.

Nous souhaitons attirer l’attention cette année sur trois dimensions de l’Europe de la recherche:

Première dimension, l’importance de l’histoire des sciences en Europe. Galilée est une grande figure scientifique européenne, un scientifique et un ingénieur, c’est aussi l’un des artisans d’un changement de vision du monde, au moment de la Renaissance. Les travaux de Galilée que vous allez découvrir cette après-midi ont donné lieu à de multiples ouvrages, j’en citerai trois rapidement:

  • Le livre de Pierre Duhem publié en 1908, Sauver les phénomènes, en grec, Sozein ta phainomena, une des œuvres les plus importantes en épistémologie, sur la question du réalisme ou de l’instrumentalisme des lois physiques.
  • Les ouvrages d’Alexandre Koyré, Du monde clos à l’univers infini (1957) et les Etudes galiléennes (1939). Ils nous montrent comment les conceptions scientifiques et les conceptions du monde changent à la Renaissance et comment les unes et les autres s’influencent réciproquement.
  • Le travail de Françoise Balibar, Galilée, Newton lus par Eisnstein, espace et relativité (1984) montre comment la recherche contemporaine puise également dans l’histoire des sciences; la continuité des problématiques et des travaux autour de l’idée de relativité est le fil conducteur du livre.

Deuxième dimension, les enjeux des relations entre la science et la société. Les découvertes scientifiques changent notre façon d’être au monde, et notre façon d’être au monde change aussi notre façon de faire des sciences, pour le dire de façon plus universitaire, les sciences tentent de décrire au mieux les phénomènes, mais elles sont également socialement et historiquement situées. Elles ne sont pas hors de la géographie et de l’histoire, hors de l’espace et du temps. A l’époque de Galilée, notre conception du monde a changé, c’est aussi le cas à l’époque de Galileo qui est la nôtre, nous le montrerons avec des exemples très contemporains et très concrets. C’est la deuxième partie de ce programme « des satellites qui changent le monde ».

Troisième thème de cette journée, l’innovation et les métiers de l’astronomie en Europe. La recherche scientifique se décline aussi en métiers et en enjeux économiques pour l’Europe. Ces métiers sont ouverts aux femmes et aux hommes. Je souhaite insister sur cette dimension d’égalité entre les femmes et les hommes qui est une des grandes politiques européennes et que se décline bien entendu également dans la recherche et l’innovation. Je remercie Claudine Hermann pour sa présence aujourd’hui comme marraine de cette fête. Marie-Agnès Bernardis nous présentera comment l’Europe souhaite encourager l’égal accès des filles et des garçons aux métiers scientifiques à travers le projet européen Hypatia.

    Je termine en vous souhaitant è toutes et tous une excellente après-midi qui se clôturera sur un pot vers 18h, autour duquel nous pourrons poursuivre les échanges de façon plus informelle.

    Je vous donne rendez-vous l’année prochaine pour une nouvelle fête de l’Europe de la science le 9 mai 2018.

    Programme

    Publié par

    asgodfroy

    Anne-Sophie Godfroy a été élue en mars 2014 adjointe au Maire du 6e arrondissement de Paris, déléguée aux universités, à la recherche et à l'innovation. Elle contribue à la réflexion politique, notamment sur l’éducation, la recherche et l’innovation, l'Europe et l'égalité des chances entre les hommes et les femmes. Après un engagement politique à l'UDF puis au Mouvement Démocrate, elle a rejoint La République en Marche début 2017. Elle est candidate aux élections législatives de juin 2017 dans la 4e circonscription de la Marne, sous l'étiquette "Majorité Présidentielle". Anne-Sophie Godfroy est née le 11 septembre 1969 à Chalons en Champagne. Elle est maître de conférences en philosophie, docteur et agrégée de philosophie, et ancienne élève de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm. Elle est la mère de deux enfants, Elisabeth et de Paul.

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