Dix questions sur le 6e. Réponse à Jean-Pierre Lecoq

Dimanche 2 mars, sur le marché Raspail, Monsieur Lecoq m’a violemment prise à partie au sujet de notre dernier tract, dix questions sur le 6e, et a complètement perdu le contrôle de lui-même. Un communiqué de presse sur le même ton violent a suivi. Il s’agit d’une tentative d’intimidation et de diffamation à laquelle je réponds ici.

Je note qu’il ne remet pas en cause 7 de mes dix questions et réponses dont certaines mériteraient au moins quelques réflexions et propositions. Par exemple, le fait que l’arrondissement perde 27% de ses emplois entre 1990 et 1999 ne semble pas le troubler. Il est vrai que le chiffre de l’APUR est incontestable.

Revenons aux trois affirmations que conteste Monsieur Lecoq:

1) J’ai indiqué que trois écoles élémentaires risquent de fermer, c’est en effet une crainte des parents d’élèves qui voient avec inquiétude les effectifs de trois écoles approcher régulièrement du seuil de fermeture défini par l’Inspection de l’Education Nationale. On trouvera les chiffres ici (tableau des effectifs transmis par M. Malineaud, IEN). Je n’ai jamais prétendu que les trois écoles fermeraient simultanément ou que la population baisserait de 60%. J’ai exprimé une inquiétude réelle et légitime devant une baisse d’effectifs qui n’est en rien imaginaire. Elle concerne également deux écoles maternelles. Je rappelle au passage que le 6e nord a perdu 20% de ses habitants entre 1990 et 1999 (APUR).

2) Au sujet de la résidence universitaire de la rue Danton, Monsieur Lecoq confond manifestement deux bâtiments. Le 4 rue Danton où se trouvaient des bureaux du Ministère de l’Education Nationale et le bâtiment qui fait l’angle entre la rue Danton et la rue Serpente. Le premier vient d’être vendu pour être transformé en hôtel (il ne conserve donc pas sa destination universitaire). Le second était autrefois une résidence universitaire et a été transformé en « Maison de la Recherche » par l’Université Paris 4. J’ai donc raison de dire que la résidence a fermé, même si la fermeture a eu lieu depuis longtemps maintenant. Avec 1 chambre pour 150 étudiants à Paris, aucune résidence universitaire n’est superflue.

3) Je comprends mal la discussion terminologique sur « universités » au sujet de la faculté de la rue Garancière et de l’EHESS. Par « université » j’entendais bien évidemment « établissement d’enseignement supérieur et de recherche » au sens large. Il s’agit dans les deux cas d’institutions de premier plan, et pas de départements mineurs, comme feint de le croire M. Lecoq. Garancière est une faculté (UFR dans la terminologie moderne) de l’Université Paris 7 (voir site de l’ordre des chirurgiens dentistes ici) et l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales est un « grand établissement d’enseignement supérieur et de recherche » indépendant des universités (voir site de l’EHESS).
Encore une fois, c’est Monsieur Lecoq qui connaît mal son arrondissement ! La question importante que nous voulions soulever est celle du déménagement de ces deux institutions, pas de leur dénomination. Il s’agit d’une véritable perte de substance pour l’arrondissement, je ne peux pas comprendre que le Maire laisse faire ces délocalisations sans réagir et minimise à ce point leur portée. En effet, l’EHESS devrait être délocalisée à Aubervilliers, projet étrange, et Garancière à Tolbiac, Montrouge ou aux Grands Moulins pour sa partie universitaire et à l’hôpital Rotschild pour sa partie hospitalière … à moins que la Mairie du 6e ne change et ne fasse preuve de davantage de volonté politique.

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