La guerre politique

La campagne de Nicolas Sarkozy m’étonne. Alors qu’une analyse classique le donnerait en baisse, il monte. Comment un candidat sans programme, qui a promis tout et son contraire, dont le bilan est objectivement mauvais à la lumière des rapports de la cour des comptes ou d’Eurostat, qui se complait dans les petites phrases et les appels à l’émotion plutôt qu’à la raison ou dans des affirmations péremptoires et inexactes, qui traite de sujets aussi secondaires que l’étiquetage halal au lieu de traiter de ceux qui préoccupent d’abord les Français comme le chômage ou le pouvoir d’achat, peut-il pourtant monter?
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De l’art d’interpréter les chiffres ou comment prendre ses rêves pour la réalité

Sarkozy donné devant au premier dans un se sondage, la nouvelle fait aussitôt la une des journaux, Figaro en tête. Après le grand meeting de Villepinte, sans surprise, la prophétie du choc ou du sursaut s’auto-réalise. Les stratèges de la campagne UMP sont passés maîtres dans les interprétations en trompe l’oeil mais ils oublient l’essentiel: Sarkozy perd toujours largement contre Hollande au 2ème tour ! À défaut de réussir à changer la réalité, la communication a le pouvoir de donner l’illusion que les rêves sont la réalité.
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Les perles d’Hervé Morin: « la dignité de la personne reste une valeur très relative »

Le 29 janvier, à la fin d’un article dans Libération, Hervé Morin accumule les perles à propos de la burqa. Je laisse aux lecteurs le soin d’apprécier ses conceptions de la laïcité, de la dignité de la femme et de la dignité de la personne.
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Identité nationale: l’arbre qui cache la forêt

Mon professeur de philosophie nous avait mis en garde: quand on parle trop d’une chose, se méfier. Cela signifie que l’on est en train de la supprimer ou qu’elle est déjà morte. Se méfier des « démocraties populaires » qui ne sont ni démocraties ni populaires, se méfier des régimes qui vantent la liberté de la presse, c’est qu’ils sont en train de la réduire, se méfier des gouvernements qui défendent subitement l’égalité des chances, c’est que les inégalités s’accroissent. Se méfier donc de ceux qui prétendent défendre l’identité nationale, c’est qu’ils sont en train de l’attaquer.
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